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Dès l’annonce par le ministre d’assouplir le décret « rythmes scolaires » donnant la possibilité aux communes de revenir à un rythme hebdomadaire de 4 jours d’enseignement, le SNUipp-FSU a lancé auprès des collègues une large consultation sur les rythmes scolaires. Au terme de 15 jours, ce sont 37 958 collègues qui ont répondu dont 28 613 ont validé leur participation.

Première réponse sans équivoque, la réforme des rythmes scolaires initiée par Vincent Peillon n'a pas eu les effets positifs qu’il en escomptait. Mal pensée, mal préparée, imposée par le haut, elle est aujourd’hui massivement rejetée par les enseignant.es. Quels que soient leur âge, leur école ou leur milieu d’exercice, plus de 8 enseignant.es sur 10 rejettent leur organisation actuelle. 75% souhaitent revenir à 4 jours d’enseignement hebdomadaires dont 1/3 accepterait de renoncer à une partie des vacances scolaires.

Si certain.es trouvent pertinent l’étalement des apprentissages sur 5 matinées et des après-midis allégées, c’est avant tout la nécessité d’une pause dans la semaine qui est avancée. Certain.es vont même jusqu’à la volonté de revenir au samedi travaillé. La fatigue des élèves, expliquée par la juxtaposition de temps collectifs variés incluant les pauses de midi jugées trop longues, est également soulignée.

La réforme n’est pas vécue de la même façon selon qu’elle s’adresse à des enfants de maternelle ou d’élémentaire. La fatigue et la moindre disponibilité des enfants pour les apprentissages sont davantage ressenties en maternelle, l'organisation de la journée ne s’adaptant pas toujours à l’âge des enfants. C’est aussi ce que pointe le rapport récent du Sénat avec une préconisation d’ « organisations de temps spécifiques pour les maternelles ». Les enseignants de maternelle sont de ce fait plus nombreux à souhaiter un retour à 4 jours.

Mais pour les enseignants la réussite scolaire n’est pas qu’une affaire d’organisation de la semaine de classe, loin s’en faut. Ils réclament en tout premier lieu une baisse des effectifs, particulièrement élevés dans notre pays. Ils demandent la reconnaissance de tout leur temps de travail. Ils revendiquent la possibilité de pouvoir véritablement travailler en équipe. Ils affirment enfin la nécessité d’être formés et d’obtenir des moyens pour réussir l’inclusion de tous leurs élèves.



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